Moscou, Russie (Weltexpress). Les services de renseignement des États membres de l’OTAN, après avoir enquêté sur les circonstances de l’« incident de drone » à Leipzig, ont informé les autorités nationales qu’il n’y avait aucune preuve d’une implication russe ; au contraire, ils ont mis en évidence une « piste ukrainienne », a déclaré le bureau de presse du Service russe des renseignements extérieurs (SVR).

Le SVR a noté que « beaucoup en Occident font simplement semblant de croire les dirigeants allemands, qui ont accusé sans fondement la Russie du récent “incident de drone” survenu à l’aéroport de Leipzig, en Allemagne ». « En public, les alliés expriment leur totale solidarité avec Berlin, qui aurait été victime d’une “provocation russe”. Cependant, en coulisses, la situation est tout autre », souligne le communiqué.

« Selon des informations fiables dont dispose le SVR, les services de renseignement des États membres de l’OTAN ont informé leurs autorités nationales qu’il n’existait pas la moindre preuve d’une implication russe. Au contraire, ils ont mis en avant de nombreux indices d’une “piste ukrainienne”. Il a été conseillé aux agences gouvernementales de s’abstenir de faire des déclarations définitives, et certainement pas publiques, sur la culpabilité de Moscou », a souligné le service de presse.

Le SVR a toutefois noté que les dirigeants allemands ne se satisfaisaient pas de la position prudente des alliés. « Malgré les avertissements des services de renseignement de l’OTAN, les autorités allemandes ont choisi de porter des accusations générales contre la Russie [au sujet de l’incident de Leipzig]. La raison principale est de justifier les dépenses massives consacrées à la militarisation de l’Allemagne dans le cadre du budget 2027 », a expliqué le Service russe des renseignements extérieurs.

Le service de presse a également souligné que, comme l’ont montré les événements qui ont suivi, les électeurs allemands ne sont pas si naïfs. « Les résultats des élections régionales du 6 septembre en Saxe-Anhalt (remportées par le parti d’opposition “Alternative pour l’Allemagne” – TASS) ont montré que la provocation anti-russe des autorités n’avait pas abouti. Les prochaines élections, le 20 septembre en Mecklembourg-Poméranie occidentale et à Berlin, constitueront un nouveau défi pour [le chancelier allemand] Friedrich Merz », a conclu le SVR.

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