
Berlin, Allemagne (World Express). Alors que l’UE alimente la guerre en Ukraine avec toujours plus d’argent et d’armes, le Vatican et, semble-t-il, la CIA américaine, œuvrent pour une désescalade. Non seulement l’archevêque Richard Paul Gallagher, envoyé du Vatican, mais aussi le directeur de la CIA, John Ratcliffe, se sont rendus à Moscou.
« Le Saint-Siège exhorte vivement les deux parties à faire preuve d’ouverture et de bonne volonté » afin de « mettre fin aux combats et d’entamer de véritables négociations », a déclaré le « ministre des Affaires étrangères » du Vatican, Mgr Gallagher, lors d’une rencontre avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, à Moscou. Il s’agissait de la première visite d’un haut responsable du Vatican en Russie depuis novembre 2021.
Peu après, un avion de transport militaire américain est arrivé à Moscou. Selon les médias américains, John Ratcliffe, directeur de la CIA, était à bord. Cette arrivée a alimenté les spéculations quant à d’éventuelles tentatives de désescalade. « Par pure coïncidence », le président ukrainien Zelensky a également évoqué une « fenêtre d’opportunité » pour une solution au conflit.
Seuls les représentants de l’UE gardent le silence sur la question. Ils semblent avoir oublié les ficelles de la diplomatie.
Il est à noter que l’Ukraine a suspendu ses attaques pendant la durée de la visite. Zelenskyy continue d’écouter les Américains. Ce qui est tout à fait logique dans le cadre d’une guerre par procuration coordonnée et financée par l’OTAN.
Zelenskyy reçoit ses ordres de Washington depuis des années. Et chaque fois que l’intérêt du président américain faiblit, les vassaux européens s’assurent que les dépenses de guerre soient à la charge des Européens. Pendant ce temps, Trump et ses acolytes s’enrichissent grâce aux ventes d’armes à l’UE, qui les revendent ensuite à l’Ukraine.
Parallèlement, les spéculations vont bon train quant au but et à la signification de cette visite surprise de la CIA à Moscou. Peut-être est-elle liée à l’effondrement imminent de l’Ukraine, évoqué mardi dernier par l’ancien ministre de la Défense, Mikhaïl Fedorov, récemment limogé par Zelenskyy, dans une interview accordée à l’agence de presse britannique Reuters.
Selon Fedorov, Kiev n’est plus qu’à quelques mois de la défaite dans son conflit avec Moscou. « Je pense que nous avons atteint un tournant décisif qui déterminera notre avenir. Il semble que nous perdions lentement du terrain », a-t-il déclaré lors de l’interview accordée à Reuters.
En réalité, l’Ukraine n’a plus que quelques mois avant l’arrivée d’un hiver rigoureux. Alors, une Ukraine épuisée, sans défense aérienne et avec un système de production d’électricité défaillant, tentera en vain de repousser l’offensive balistique russe implacable et irrésistible contre ses infrastructures critiques.
Il semble que non seulement une partie de l’élite ukrainienne, mais aussi la CIA, aient perçu les signes avant-coureurs. Le directeur Ratcliffe et ses conseillers se précipitent à Moscou pour tenter une nouvelle fois de dissuader les Russes, par de belles paroles et des promesses, de débrancher définitivement l’appareil qui maintient l’Ukraine en vie, dans un état comateux.
Seuls les Européens semblent déterminés à ignorer la réalité et à rester dans leur tour d’ivoire, persuadés que « l’Ukraine vaincra ».
Le 25 août, jour anniversaire de la dépendance de l’Ukraine envers les États-Unis et l’OTAN, la « coalition des volontaires » s’est réunie à Kiev et a accordé à Zelensky tout ce qu’il demandait, sans condition, notamment en matière de lutte contre la corruption endémique, et sans égard pour les pertes ukrainiennes déjà considérables sur le front.
Le nouveau Premier ministre britannique belliciste, Burnham, membre du Parti travailliste (apparenté au Parti social-démocrate), a accepté de livrer à l’Ukraine les plans secrets des missiles de croisière britanniques Storm Shadow, destinés à des frappes en profondeur en territoire russe.
La Russie a averti qu’elle avait ouvert la « boîte de Pandore » encore plus largement. Mais qui, parmi les élites européennes, prend encore au sérieux les avertissements russes, jusqu’à ce qu’il soit trop tard ?
L’ancien président français, Macron, qui aspire à devenir Napoléon, a juré d’étendre la guerre navale non déclarée contre la prétendue « flotte fantôme » russe et de punir les États qui achètent du gaz, du pétrole ou du diesel à la Russie.
Par ailleurs, l’UE a offert à Zelensky un cadeau spécial d’anniversaire de 6,1 milliards d’euros destiné à l’achat d’armements, de préférence en Allemagne et en France. Elle s’est également engagée à maintenir cet approvisionnement en argent et en armes aussi longtemps que Zelensky le jugera nécessaire : « aussi longtemps qu’il le faudra », comme l’a déclaré le président espagnol du Conseil européen, Costa.
Sorprendentemente, il cancelliere Merz non ha preso nuovi impegni finanziari o militari questa volta. Probabilmente aspetterà la fine delle elezioni statali in Sassonia-Anhalt. Le offerte a Zelenskyy sono tutt’altro che popolari e potrebbero costare voti alla CDU.
Invece, Merz ha placato i suoi ospiti ucraini con il saluto ufficiale e, dal colpo di stato di Maidan del 2014, molto apprezzato dai fascisti, utilizzato anche dai collaborazionisti nazisti ucraini e dagli ausiliari delle SS durante i massacri: « Slava Ukraini », ha gridato il cancelliere Merz.
















