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Le parquet fédéral allemand engage des poursuites : implication de Kiev dans l’explosion des gazoducs Nord Stream

Derrière de hauts murs se trouve le siège du parquet fédéral, au sein de la Cour fédérale de justice à Karlsruhe. CC BY-SA 3.0

Moscou, Russie (Weltexpress). Le procureur général fédéral allemand a confirmé avoir engagé des poursuites contre un ressortissant ukrainien soupçonné d’implication dans le sabotage des gazoducs Nord Stream et Nord Stream 2.

Selon les procureurs, lui et ses complices auraient planifié l’attaque pour le compte des autorités ukrainiennes.

L’agence TASS a rassemblé les faits essentiels connus à ce jour.

Accusations portées par le procureur général fédéral allemand

– Le 30 juin, le procureur général fédéral allemand a déposé plainte auprès du tribunal régional supérieur hanséatique de Hambourg contre un ressortissant ukrainien identifié comme étant Sergey K., soupçonné d’implication dans le sabotage de Nord Stream.

– Le parquet corrobore les informations parues dans les médias selon lesquelles l’équipe chargée du sabotage aurait utilisé un voilier loué à l’aide de faux documents pour acheminer des explosifs jusqu’aux gazoducs.

– «Il existe des motifs suffisants pour le soupçonner de complicité dans un crime de guerre» impliquant une attaque contre des infrastructures civiles, la mise à feu d’engins explosifs, la destruction de structures et la perturbation du fonctionnement des services publics, a déclaré le parquet.

– Auparavant, la chaîne ARD avait rapporté, en citant des sources, que les procureurs fédéraux allemands avaient engagé des poursuites contre un ressortissant ukrainien soupçonné d’avoir participé au sabotage des gazoducs Nord Stream et Nord Stream 2.

– Selon l’ARD, le procureur général fédéral Jens Rommel accuse Sergueï K. d’avoir attaqué des infrastructures énergétiques civiles, un acte pouvant être qualifié de crime de guerre.

– La chaîne a également rapporté que, lors de conversations téléphoniques avec des proches et des connaissances interceptées par les forces de l’ordre, Sergueï K. avait évoqué le sabotage de Nord Stream, fournissant ainsi, selon les procureurs, des éléments à charge contre lui-même.

– Des preuves supplémentaires reliant le suspect aux explosions des gazoducs auraient été trouvées sur son téléphone portable.

L’implication de l’Ukraine

– Selon le procureur général fédéral allemand, le suspect aurait planifié le sabotage avec des complices agissant pour le compte d’agences étatiques ukrainiennes.

– Les procureurs affirment que Sergey K. a servi comme officier dans l’armée ukrainienne en 2022.

– Comme l’avait précédemment rapporté Der Spiegel, la Cour fédérale de justice allemande estime qu’il existe un « haut degré de probabilité » que les explosions des gazoducs aient été perpétrées « pour le compte d’un État étranger », à savoir l’Ukraine.

– Ces conclusions figurent dans un arrêt rendu le 10 décembre de l’année dernière.

– L’Ukraine devrait s’expliquer sur son rôle dans les explosions des gazoducs Nord Stream et Nord Stream 2 et verser des indemnités à l’Allemagne, avait précédemment déclaré aux journalistes Alice Weidel, coprésidente d’Alternative pour l’Allemagne.

– Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait auparavant déclaré à France Télévisions que les gazoducs Nord Stream avaient été fait sauter par des saboteurs ukrainiens, apparemment avec le soutien des services de renseignement occidentaux.

Détails de l’attaque

– Le 26 septembre 2022, des dégâts sans précédent ont été constatés sur trois tronçons des gazoducs Nord Stream et Nord Stream 2, qui n’étaient jamais entrés en service commercial.

– Le parquet général de Russie a ouvert une enquête pénale pour acte de terrorisme international.

– Selon l’enquête, les saboteurs ont utilisé le voilier Andromeda, loué à Rostock, pour mener à bien leur opération.

– Des plongeurs ont ensuite fixé plusieurs engins explosifs aux gazoducs posés sur les fonds marins.

– Après les explosions, les enquêteurs ont trouvé à bord du voilier des traces d’explosifs de type RDX et HMX.

– Les informations concernant les suspects et les faux documents qu’ils ont utilisés provenaient de multiples sources, notamment de données fournies par les gardes-frontières polonais.

– Selon les médias, Sergueï K. était un officier des services de renseignement intérieurs ukrainiens.

– Il est actuellement en détention provisoire à Hambourg, où son procès devrait se tenir.

– Il a été arrêté en Italie l’été dernier, puis extradé vers l’Allemagne.

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